Week-end d'hiver à Istanbul

En pensant à Pierre Loti… et à nos stambouliotes

Je me suis souvent rendu à Istanbul. C’est la première fois en hiver, en ce mois de décembre 2009. L’ambiance y est toute différente. Le caractère maritime semble plus présent. L’air parait plus humide, collant à la surface des choses. Les Stambouliotes quant à eux, donnent l’impression de profiter encore davantage de la proximité de l’eau. Nous y retrouvons Verda et Devrim, un couple d’amis rencontrés lors d’un voyage en Asie : les ruines d’Angkor, au Cambodge.

A l’époque, j’avais pris pour livre de voyage “le pèlerin d’Angkor“ de Pierre Loti, que je n’avais pas encore lu. Notre logement à Siem-Reap était la “Pierre Loti guesthouse », et c’est là que nous les avons rencontrés ! Incroyable hasard quand on se souvient de la passion que portait Loti à la Turquie et à Istanbul en particulier…

“Et Stamboul, dans l’air devenu sec et limpide, reprenait son indicible langueur orientale; le peuple turc, rêveur et contemplatif, recommençait de vivre dehors, assis devant les milliers de petits cafés silencieux, autour des saintes mosquées, près des fontaines, sous les treilles aux pampres frais, sous les glycines, sous les platanes; Des narghilés par myriades, le long des rues, exhalaient leur fumée enjôleuse.” Les désenchantées, Pierre Loti.


 


Leica MP, 35 mm Summicron et film Kodak Portra 400 NC. Décembre 2009.