Murement songe...

Représenter la ville, espace réel et symbolique…


 

L’image doit elle proposer nécessairement une présence humaine ? Pour faire vrai, pour donner une échelle, comme dans un rough 3D de bureau d’architectes…
Doit elle aussi tenter de figurer la multitude, comme pour rappeler que, désormais, plus de 50% de la population mondiale est concentrée dans les villes… et ses conséquences paradoxales : solitude accrue, individualisme forcené, compétitions systématiques, déshumanisation…
Comment s’affranchir d’une certaine “tradition“ de représentation de l’espace urbain ?
Je cherche. Et la ville m’apparaît comme un théâtre. La rue est une scène sur laquelle se joue la fiction de l’existence humaine… un théâtre où se confrontent chair, pierre et fer…
Le décor ainsi posé, défini par la cage de scène, l’espace est “encadré“. La lumière est en place. Pour une fraction de seconde. Les acteurs rentreront-ils par le fond ? A moins que ce ne soit “à cour“ ou “à jardin“! Entre présence et transparence, imminence…

Un extrait de cette série a fait l’objet d’une double page dans le magazine Réponses Photo, à l’initiative de Jean-Christophe Bechet, que je remercie pour sa bienveillance et sa générosité. Ces photographies ont été réalisées en février 2012 (Anvers), en Juillet 2012 (Marcq-en-Barœul, Lille, Tourcoing, Roubaix ) et en Aout 2012 (Saint Molf).

Merci à Amélie et Pierre de m’avoir pris en résidence pour pouvoir mener à bien ce Projet.

OB