A revoir Paris, une dernière inspiration

Parcourir la ville et la regarder en couleur. En couleur ? Gros effort pour moi ! Comme si Paris ne pouvait être photographiée qu’en noir et blanc… Difficile d’oublier l’interprétation des grands anciens : Ronis, Doisneau, Boubat, Klein… pour les plus connus. Une sorte “d’académisme“ bien français semblait s’imposer. J’y succombais à mon tour.

1981. Quand les cours à la fac et leurs à côtés me laissaient du temps, j’aimais à parcourir les rues de la ville. D’abord mon quartier, les Buttes Chaumont. Comme écrire une sorte de chronique, saison après saison. Puis le cercle s’est déplacé ou élargi, au gré du déplacement de mes centres… Mais toujours le noir et blanc. J’ai tenté la couleur, mais seulement en diapo. Parce que c’est plus difficile (!?) et surtout, parce que c’était moins onéreux ! Et j’aimais l’idée de la projection, comme l’image du cinéma, grande, immense parfois, malgré la multiplication des complexes multisalles avec leurs écrans minuscules et leurs salles en couloir. Parfois, au milieu de la nuit, j’envoyais mes images sur le mur de la SFP, de l’autre côté de la rue. Une image géante. Mon diaporama en images géantes sur le mur d’en face !

Des murs sur le mur ! Comme une mise en abîme. Rue du plateau. Rue des Alouettes…

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